Subversion du visible

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Sur le tarmac de Roissy, Blandine a cessé d’être. Elle a cessé d’être Blandine. Là, ici, dans ces interstices inabordables, ces espaces privés de visibilité, elle a cessé d’exister pour un temps. Ou plutôt, quelque chose lui a été ravi, quelque chose de précieux, quelque chose à quoi la totalité de son être était rattachée. Dès lors, son image s’efface, petit à petit, pour se confondre finalement avec ces lieux où l’on ne voit pas, que l’on ne voit pas, où il ne faut pas voir. Elle n’existe que dans ces zones d’invisibilité, ne survit donc qu’à la condition de s’y fondre, de se priver de toute apparition. […]

Lorin Louis

La suite de l’article est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.

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