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Carrie White au bal des vampes pires

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De temps en temps, il est bon de se reposer une question toute bête : pourquoi continuer à aller au cinéma ? Voir des films ne devrait jamais devenir une pratique routinière, venant se greffer au travail et au reste. Le cinéma n’est pas un besoin comme un autre. Y aller par habitude, comme on va manger ou pisser, c’est déjà un peu le négliger. Ça fait plus d’un siècle maintenant qu’on s’y rend pour se divertir, draguer, manger du pop corn, se vider la tête, rigoler, frissonner, voyager, réfléchir… Il y a beaucoup de plus ou moins bonnes raisons de passer du temps dans le noir. Plutôt que de me perdre en généralités sociologiques sur le spectateur et son expérience, je me bornerai à répondre à la question en employant la première personne du singulier. Aujourd’hui, quand je vais au cinéma, j’attends d’être surpris, c’est-à-dire que j’attends du film qu’il dirige mon regard sur des formes, des récits, des rythmes, des idées, des agencements qui n’ont jamais été représentés de cette manière au cinéma, ou alors, j’attends qu’au moins le cinéaste dévie un peu son sujet de sa route initiale ou de celle qu’il est censé emprunter. Lire la suite »