Archives

Spectres du cinéma #5 (webzine)

()

Spectres du cinéma #5

La majorité des articles du n°5 des Spectres du cinéma en format webzine se retrouve dans le n°1 des Spectres du cinéma en format papier, disponible à l’achat sur le site des éditions LettMotif. 

Sommaire #5

Juste une conversation avec… 4

Nicolas Klotz et Élisabeth Perceval (Lorin Louis, Raphaël Clairefond, Simon Pellegry) 5

De la pratique et de la contradiction 29

Tomber et se rétablir. À propos d’une danse dans Paria (Lorin Louis) 30
Zombies qui laissent à désirer (Zombies) (Jean-Maurice Rocher) 34
Subversion du visible (La Blessure) (Lorin Louis) 35
Je marche avec les zombies (Zombies) (Jean-Maurice Rocher) 37
Ce qu’ils sont… (Zombies) (Lorin Louis) 38
La Blessure / Marie Antoinette (Sébastien Raulin) 40

Cinéma aux marges 41

Entretien avec Syd Matters (Raphaël Clairefond) 41

Hantologie 46

Spectres (Nicolas Klotz) 46

Variations du sujet : playtime 48

Le Petit Pan de mur blanc de Pedro Costa (Raphaël Clairefond) 48

Ruines d’un sourire 52

Géométrie de la résistance (Jean-Maurice Rocher) 52

Subversion du visible

()

 

Sur le tarmac de Roissy, Blandine a cessé d’être. Elle a cessé d’être Blandine. Là, ici, dans ces interstices inabordables, ces espaces privés de visibilité, elle a cessé d’exister pour un temps. Ou plutôt, quelque chose lui a été ravi, quelque chose de précieux, quelque chose à quoi la totalité de son être était rattachée. Dès lors, son image s’efface, petit à petit, pour se confondre finalement avec ces lieux où l’on ne voit pas, que l’on ne voit pas, où il ne faut pas voir. Elle n’existe que dans ces zones d’invisibilité, ne survit donc qu’à la condition de s’y fondre, de se priver de toute apparition. […]

Lorin Louis

La suite de l’article est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.

Tomber et se rétablir. A propos d’une danse dans Paria

()

Paria s’ouvre sur une danse.

Une performance corporelle quelque peu sibylline et étrangère, visuellement et physiquement très forte, que la granulosité de la définition numérique et la prise directe, vivante, accentuent davantage.

Un corps qui s’accroche, qui se balance et chute, le long du mur froid d’un couloir de métro. Il tombe lourdement, suivant la courbe, l’inclinaison que lui imprime la surface contre laquelle il s’appuie. La fluidité de la souplesse est rompue par la surdité de la chute sur le sol, le souffle coupé.

Violemment sensible, cette danse est une expérience totale. […]

Lorin Louis

La suite de l’article est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.

Ce qu’ils sont

()


Déambulation dans les interstices de lieux sans vie, sans couleur. Une froide représentation d’un espace d’errance que peuplent des créatures mutiques et désolées. Des êtres qui habitent ces endroits oubliés, y existent, se rencontrent parfois. Et des lignes de fuites dans ces dessins gris d’une urbanité clandestine, de cet univers interlope que traversent des visages nomades et anonymes. L’impression première à la découverte de ce peuple improbable, de ces corps posés là, est une répulsion qui finit par rejoindre cette crainte liée à l’impossibilité de cerner, de saisir ces figures. Ou peut-être à l’inquiétude d’être saisi par elles. […]

Lorin Louis

La suite de l’article est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.

Zombies qui laissent à désirer

()

Et, car, parce que, quoique, ainsi, toutefois, de plus, mais, en effet, comme, c’est-à-dire, cependant…

Supposons un texte délesté de tout ce petit bois, ces courts mots de liaison coupés puis balancés par-dessus bord. Non, pas seulement un écrit (celui sur Moloch qui ouvre le film, par exemple) : un film. Voilà un peu comment s’articule Zombies. Désarticulé, il s’avance tel un rébus, une concaténation d’images, de textes limpides ou énigmatiques. « Spectres », le texte de Nicolas Klotz, s’approche également de cette écriture lapidaire couchée sur le papier, qui tranche dans le vif, à la serpe, ou plutôt à la hache. Lire la suite »

Je marche avec les zombies

()

Le film Zombies, comme l’indique son nom, s’attache à ne rien faire renaître. Il cherche à donner refuge à ce qui, monstrueux, survit toujours dans les interstices de la vie et de la mort. Baignés d’une claire obscurité, entre visible et invisible, de jeunes gens habitent les plans. Ils y jouent un étrange rituel de séduction ; attirant vers eux ceux qui les regardent, sans appel. Lire la suite »

Lâcher prise. Entretien avec Syd Matters

()

Spectres du Cinéma : Pouvez-vous nous rappeler rapidement comment vous avez rencontré Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval ?

Jonathan Morali : Ça remonte à longtemps, 2003 ou 2004. Et la musique du film en elle-même, c’est par Rémy notre guitariste qui le connaissait, et au moment où il commençait à réfléchir à la musique de son film qu’il avait fini d’écrire, je crois, Nicolas est venu nous voir, ils ont organisé un concert dans le cadre d’une soirée à Montreuil et donc on a joué. Il y avait a peu près…17 personnes, dont Nicolas Klotz, qui s’est mis sur une chaise à trois mètres de nous, qui était comme ça (mime quelqu’un d’endormi) pendant tout le concert, et qui s’est pris tout le concert dans la gueule. Je crois que c’est ce jour-là qu’il nous a dit : « je vais vous proposer de faire la musique du film ». C’était assez intense. […]

Propos recueillis par Raphaël Clairefond, à Paris, le 05 octobre 2010

La suite de l’entretien est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.