Monument au fantôme

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Je reviens de Houston, où j’ai suivi Jack au milieu des buildings, dans le quartier des affaires. J’aime autant vous dire que c’est l’homme le plus difficile à filer depuis Arkadin : une fois dans le centre, une fois à l’autre bout de la ville, quand ce n’est pas plus loin, et tout ça sans jamais prendre la voiture. Son truc à lui, ce sont les passerelles et les ascenseurs, des elevators magiques qui décollent de Houston et volent jusqu’à Dallas – ou au-delà. Ça n’a pas été une mince affaire mais je crois bien avoir retracé l’essentiel de ses trajets urbains.

On sait que la grande ville de verre qu’on voit au début de Tree of Life, c’est Houston, Texas. Mais ça ne me suffisait pas, j’ai voulu y voir de plus près et retrouver les lieux traversés par Jack. Alors je vous emmène refaire la balade. Tout le monde aime voyager, surtout quand on n’a pas besoin de se lever de son siège.  Et puis ça intéressera peut-être quelques-uns – à part les Houstoniens bien sûr, ce qui nous laisse quand même une marge.
La balade commence au pied de l’Enterprise Plaza : c’est là que se situe le cabinet d’architecte où travaille Jack (Sean Penn). Sur le plan ci-dessous, vous voyez seulement le quartier des affaires de Houston, où se situeront la plupart des lieux visités.
monument 1On lit, sur la bannière, le logo HPL de la Houston Public Library : la bibliothèque se situe en effet juste à côté (400 Lamar Street).

La grande verrière que le film place à l’entrée du cabinet d’architecte de Jack est en fait l’atrium pyramidal qui joint les deux tours en forme de trapèze de Pennzoil Place.
monument 2Si l’on en profite pour faire un peu d’histoire de l’architecture (car à quoi ça servirait le cinéma, si ce n’était pas pour parler d’autre chose ?), on notera que c’est un des premiers buildings à avoir adopté une autre forme que celle d’un simple cube de verre et que son concepteur, Philip Johnson, est le premier architecte à avoir reçu le prix Pritzker. L’intérêt de cet atrium ici, c’est surtout l’allusion aux pyramides, à l’Égypte. Enterrer pour conserver par-delà la mort, c’est l’une des activités favorites des personnages de Malick. Badlands, vous vous souvenez ? Quand Kit et Holly enterrent des objets à eux pour le seul plaisir, disent-ils, d’imaginer la tête des gens qui les retrouveront dans mille ans, on aperçoit clairement dans le seau une image de Gizeh et du Sphinx, pour peu qu’on retourne le plan. Je n’invente rien :

badlands 10434Notons, avant de continuer, que derrière la paroi de verre de l’atrium, on aperçoit le sommet de l’Esperson Building. On le reconnaîtra mieux tout à l’heure, mais d’abord, un petit détour. C’est une balade, je vous ai dit.

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