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Spectres du cinéma n°1

Le premier numéro de Spectres du cinéma édité par LettMotif est disponible : Editions LettMotif.

Sommaire

Editorial

Des spectres hantent le monde du cinéma (borges) 01

De la pratique et de la contradiction

Tomber et se rétablir. À propos d’une danse dans Paria [Lorin Louis] 19

Subversion du visible (La Blessure) [Lorin Louis] 27

La Blessure/Marie-Antoinette [Sébastien Raulin] 32

Ce qu’ils sont… (Zombies) [Lorin Louis] 35

Traitement spécial de la langue (À propos de La Question humaine) [Lorin Louis] 38

Conjurer le sort (Low Life) [Lorin Louis] 49

Trois monologues pour Low Life [Stéphane Pichelin] 65

Juste une conversation avec…

Élisabeth Perceval et Nicolas Klotz 75

Admiration de…

Humanité et cinéma en question [borges] 197

Cinéma aux marges

Entretien avec Syd Matters [Raphaël Clairefond] 227

Variation du sujet : playtime

Le Petit Pan de mur blanc de Pedro Costa [Raphaël Clairefond] 243

Politiques du cinéma

Le monde-mouvement [Nicolas Klotz] 251

Passion du semblant et montage du réel

Travail de force (Autour de Still Life de Jia Zhang-ke) [Sébastien Raulin] 265

Contre la mort (Autour de En avant jeunesse de Pedro Costa) [Adèle Mees-Baumann] 276

En avant jeunesse/Still Life, à l’épreuve du temps [Raphaël Clairefond] 285

Hantologie

Le Testament d’Orphée (La Frontière de l’aube) [Balthazar Claës] 295

Ce qu’ils sont

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Déambulation dans les interstices de lieux sans vie, sans couleur. Une froide représentation d’un espace d’errance que peuplent des créatures mutiques et désolées. Des êtres qui habitent ces endroits oubliés, y existent, se rencontrent parfois. Et des lignes de fuites dans ces dessins gris d’une urbanité clandestine, de cet univers interlope que traversent des visages nomades et anonymes. L’impression première à la découverte de ce peuple improbable, de ces corps posés là, est une répulsion qui finit par rejoindre cette crainte liée à l’impossibilité de cerner, de saisir ces figures. Ou peut-être à l’inquiétude d’être saisi par elles. […]

Lorin Louis

La suite de l’article est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.

Zombies qui laissent à désirer

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Et, car, parce que, quoique, ainsi, toutefois, de plus, mais, en effet, comme, c’est-à-dire, cependant…

Supposons un texte délesté de tout ce petit bois, ces courts mots de liaison coupés puis balancés par-dessus bord. Non, pas seulement un écrit (celui sur Moloch qui ouvre le film, par exemple) : un film. Voilà un peu comment s’articule Zombies. Désarticulé, il s’avance tel un rébus, une concaténation d’images, de textes limpides ou énigmatiques. « Spectres », le texte de Nicolas Klotz, s’approche également de cette écriture lapidaire couchée sur le papier, qui tranche dans le vif, à la serpe, ou plutôt à la hache. Lire la suite »

Je marche avec les zombies

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Le film Zombies, comme l’indique son nom, s’attache à ne rien faire renaître. Il cherche à donner refuge à ce qui, monstrueux, survit toujours dans les interstices de la vie et de la mort. Baignés d’une claire obscurité, entre visible et invisible, de jeunes gens habitent les plans. Ils y jouent un étrange rituel de séduction ; attirant vers eux ceux qui les regardent, sans appel. Lire la suite »