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Tomber et se rétablir. A propos d’une danse dans Paria

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Paria s’ouvre sur une danse.

Une performance corporelle quelque peu sibylline et étrangère, visuellement et physiquement très forte, que la granulosité de la définition numérique et la prise directe, vivante, accentuent davantage.

Un corps qui s’accroche, qui se balance et chute, le long du mur froid d’un couloir de métro. Il tombe lourdement, suivant la courbe, l’inclinaison que lui imprime la surface contre laquelle il s’appuie. La fluidité de la souplesse est rompue par la surdité de la chute sur le sol, le souffle coupé.

Violemment sensible, cette danse est une expérience totale. […]

Lorin Louis

La suite de l’article est disponible dans le n°1 de Spectres du cinéma papier sur le site des éditions LettMotif.

Zombies qui laissent à désirer

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Et, car, parce que, quoique, ainsi, toutefois, de plus, mais, en effet, comme, c’est-à-dire, cependant…

Supposons un texte délesté de tout ce petit bois, ces courts mots de liaison coupés puis balancés par-dessus bord. Non, pas seulement un écrit (celui sur Moloch qui ouvre le film, par exemple) : un film. Voilà un peu comment s’articule Zombies. Désarticulé, il s’avance tel un rébus, une concaténation d’images, de textes limpides ou énigmatiques. « Spectres », le texte de Nicolas Klotz, s’approche également de cette écriture lapidaire couchée sur le papier, qui tranche dans le vif, à la serpe, ou plutôt à la hache. Lire la suite »