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Les signes parmi nous de Film socialisme

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Film Socialisme (J-L Godard)

Les premiers plans qui me reviennent en tête, quand j’y repense, ce sont ces vagues, ou plutôt le remous de la mer dans le sillage de la croisière ; plans éminemment godardiens.

On se souvient de Prénom Carmen qui déjà était rythmé, visuellement, dans le montage, par le fracas répété des vagues contre les rochers. Ces plans disaient à merveille la violence sauvage et incontrôlée du sentiment amoureux. Violence qui devait précipiter la perte des deux amants. Réinterprétant l’opéra de Bizet, Godard employait l’élément maritime dans son interprétation métaphorique la plus classique, celle du romantisme du XIXème siècle. En dépit de toutes les expérimentations stylistiques qui traversaient le film, il manifestait là, avec beaucoup de distance et quasiment pour la dernière fois, son affection pour les « histoires de cinéma », comprendre un récit épique et tragique, des relations passionnées, des héros torturés. Et déjà, au milieu de ce tumulte, il jouait Oncle Jean, celui qui soliloque sur la guerre froide et l’impérialisme américain dans son coin, le cigare au bec. Lire la suite »

Spectres du cinéma #4 (webzine)

Spectres du cinéma #4

Sommaire #4

Juste une conversation avec…

Les employés des CNP de Lyon    4

Admiration de… Richard Linklater

Me and OrsonWelles (Le_comte)    18

Cinéma(s) aux marges

Sur la route, lettre ouverte (Jean-Maurice Rocher)    23

Variations du sujet : playtime

Les Attrape-nigauds (Borges et Adèle Mees-Baumann)    34

Les points de réel ; passion du semblant et montage du réel

Les voix du peuple (Jean-Maurice Rocher)    67
Mobile suite Gundam, nature de l’ennemi (Mounir Allaoui)    72
Rire et mourir (Lorin Louis)    79

Zéro de conduite

Au milieu coule Desplechin (Stéphane Belliard)    84

Ruines d’un sourire (Les Spectres)

Herbier imaginaire de la BA de Film socialisme 92
Quo vadis Godard Quo vadis cinema    102

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