#22 – août 2012

Spectres du cinéma

Premier numéro édité de Spectres du cinéma en librairies

Spectres du cinéma, n°1

En vente sur le site des éditions LettMotif : 

Editions LettMotif

Sommaire

ÉDITO

Des spectres hantent le monde du cinéma (borges)

DE LA PRATIQUE ET DE LA CONTRADICTION

Tomber et se rétablir. À propos d’une danse dans Paria (Lorin Louis)

Subversion du visible (La Blessure) (Lorin Louis)

La Blessure / Marie-Antoinette (Sébastien Raulin)

Ce qu’ils sont… (Zombies) (Lorin Louis)

Traitement spécial de la langue (à propos de La Question humaine) (Lorin Louis)

Conjurer le sort (Low Life) (Lorin Louis)

Trois monologues pour Low Life (Stéphane Pichelin)

JUSTE UNE CONVERSATION AVEC…

Élisabeth Perceval et Nicolas Klotz

ADMIRATION DE…

Cinéma et humanité en question (borges)

CINÉMA AUX MARGES

Entretien avec Syd Matters (Raphaël Clairefond)

POLITIQUES DU CINÉMA

Le monde-mouvement (Nicolas Klotz)

PASSION DU SEMBLANT ET MONTAGE DU RÉEL

Travail de force (Autour de Still Life de Jia Zhang-ke (Sébastien Raulin)

Contre la mort (Autour de En avant jeunesse de Pedro Costa (Adèle Mees-Baumann)

En avant jeunesse / Still Life, à l’épreuve du temps (Raphaël Clairefond)

HANTOLOGIE

Le Testament d’Orphée (La Frontière de l’aube) (balthazar claës)

Textes récemment publiés sur le site internet :

Critiques, vos papiers

Maître de l’image
Autobiographie de Nicolae Ceausescu (A. Ujica)

Cette vie ne pouvait que débuter par sa fin. Ujica le sait et l’expose, brutalement, dès les premiers instants du film. Ce qui est montré en introduction – et que l’on retrouve en conclusion – ces images indigentes d’un procès dont on sait qu’il se finira par une exécution, est le terme. Cette vie ne pouvait que débuter par une mort, fût-elle en puissance. [...]

Pater (A. Cavalier)

Pater célèbre d’abord la rencontre de deux hommes autour d’une table, deux corps et deux voix de cinéma qui nous sont devenues familières. Et de fait, du premier au dernier plan, nous resterons, d’une certaine manière, en famille. Dans ce nouveau film-essai, tourné avec quelques caméras DV, Cavalier poursuit son travail de cinéaste solitaire en accueillant dans son cocon intime un nouveau venu et quelques hommes de main. [...]

Ce que l’on ne peut dire, il faut le filmer
Melancholia (L. von Trier)

Lars von Trier n’aurait jamais dû dire qu’il était nazi. Il y a tellement d’autres choses dégueulasses qu’on peut dire sans que ça pose problème. On peut dire que la famine est inévitable et naturelle. Que la guerre est juste tant qu’on est du bon côté [...]

Les précogs vont au cinéma
A Dangerous Method (D. Cronenberg)

David Cronenberg est un petit chouchou des adeptes du post-humain. Homme-mouche de The Fly, homme-mante de Dead Ringers, homme-machine de Crash, homme-voyant de The dead Zone… constituent comme la colonne vertébrale de son cinéma. Il était donc inévitable qu’un de ses films soit soumis [...]

Au terme d’un éternel retour…
Le Cheval de Turin (B. Tarr)

Un dernier film est souvent pris comme une œuvre ultime. Y compris lorsqu’elle est le fait de la fatalité ; davantage lorsque ce terme est arbitraire. Le film est alors vu comme une somme. Un solde de tout compte qui signe d’une autorité totale le parcours artistique et politique d’un réalisateur. Il est également ce qui balaye l’œuvre de l’artiste, tel un vent violent [...]

Vite, réfugions-nous
Take Shelter (J. Nichols)

Take Shelter est une histoire de signes. Tout au long du film, Curtis Laforche, père et mari comblé (c’est son collègue et ami proche qui le dit) est assailli d’une série de cauchemars, apparitions et sensations qui créent le trouble en sa psyché. Un trouble d’autant plus fort qu’il l’amène sur une longue pente inexorable que l’on diagnostiquera comme [...]

Hadewijch (B.Dumont)

J’ai vu Hadewijch de Bruno Dumont, et je dois dire que j’ai trouvé ça très mauvais, poseur, clichetonnant, pénétré de fausse profondeur, de fausse altitude, de fausses évidences, de représentations toutes faites, de schémas imposés, pavloviens, de valeurs morales réactionnaires, de dogmes, d’idéologie omniprésente, de démonstrations, de pure abstraction déguisée en pure sensation. En un mot : fumeux. Fumisterie et mystification. [...]

Gangster personne de quatre films sud-africains

Quelques remarques sur quatre films vus lors du Festival de Douarnenez d’août 2012 [...]

Cinéma(s) aux marges

Peut-être parlera-t-on un jour du genre des robots géants comme d’un genre issu d’un courant post-primitiviste

Hier soir, j’étais au téléphone avec ma copine. Alors que la conversation s’éternisait sur quelques mangas pour filles, dans le style Princesse Sarah ou Candy, je me suis hasardé à lui demander si elle se souvenait de Phénicia et de Vénusia, deux personnages essentiels de la série Goldorak qu’on avait découverts en France à la même époque que Candy. J’ai posé cette question, l’air de rien, afin d’éviter qu’elle ne se doute que je n’éprouvais pas une joie esthétique égale à la sienne à évoquer l’univers mélodramatique de ces séries sadomasos dédiées à la gloire de la résilience des petites filles maltraitées par le destin. [...]

Des histoires, du cinéma

Le Monde et la Croix (parties 2 à 7)
My Darling Clementine (J. Ford)

Suite de l’analyse de My Darling Clementine de John Ford. [...]

Scorsese’s Life (parties 1 & 2)

Tous les cinéphiles savent que Martin Scorsese vient de New York. Mais combien savent où il veut aller ? Scorsese a toujours dit qu’il n’avait pas tenu à grand-chose qu’il devienne un voyou comme la plupart de ses copains de jeunesse de Little Italy de N.Y. Tous avaient à un moment ou un autre côtoyé la prison. [...]

Coppola entre l’image et l’origine
Twixt (F. F. Coppola)

Francis Ford Coppola raconte que quand il était jeune, et qu’il bossait pour les frères Warner, Jack Warner (retenez ce prénom) un homme très drôle, lui disait : « Souviens-toi, pas de brouillard sur le lac ! » C’était sa manière de vous faire comprendre qu’il ne fallait pas lui faire perdre son temps et son argent, comme « ces réalisateurs qui prenaient du retard sur leur plan de tournage, en perdant du temps à régler la machine à brouillard. [...]

Admiration de

Admiration de Terrence Malick   
From the Burial to the Wonder

Le prochain film de Malick s’intitulera To the Wonder. Ce changement (on le connaissait jusque là sous le titre The Burial) est tout simplement étonnant ; merveilleux ; un acte de création. On passe du sombre, du tragique, à l’émerveillement, à l’étonnement. Qu’est-ce que ça signifie ? [...]

Hervé Guibert au travail

Plongée dans l’œuvre bouleversante et protéiforme d’Hervé Guibert à l’occasion de sa rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie. [...]

Passion du semblant et montage du réel

Autour du n°69/70 de Images documentaires « Questions d’éthique »

La revue Images documentaires se construit rarement en opposition à son objet d’étude. C’est une des remarquables attitudes de Jean-Louis Comolli de ne parler qu’en creux des films qu’il n’aime pas. Il est bien plus dur de faire des critiques positives que des critiques destructrices. [...]

Retour à la Forteresse
La Forteresse (F. Melgar)

La réaction de Paulo Branco au dernier film de Fernand Melgar a le mérite de dépasser le propos documentaire du film et de son réalisateur. Et de tomber justement sur ce qu’il y a de plus efficient. Briser le consensus, dans le monde ou dans la critique, c’est créer [...]

À propos de Paolo Branco réagissant à Vol spécial

Que peut bien vouloir dire Paulo Branco en affirmant que Vol spécial est un film qui « participe du fascisme ordinaire qu’il entendait dénoncer » ? C’est une question que je me pose, car en le voyant, comme je l’ai écrit, j’ai au contraire été saisie par sa puissance d’évidence. [...]

Sur un bloc-notes magique

The Thing

The Thing made in 2011, prequel du film de John Carpenter, ne se passionne pas pour la petite communauté isolée dans le froid de l’Antarctique, à l’intérieur de préfabs humides. La paranoïa, la Guerre froide, le reaganisme, semblent loin ; pourquoi se pencher à nouveau sur les fondations (à la manière du western), les mensonges et les peurs de l’Amérique ? [...]

L’Éxercice de l’État (P. Schoeller)

Beaucoup de critiques s’amusent à rapprocher L’Exercice de l’Éat des autres films « politiques » du moment – « politiques » au sens de : centrés sur des figures de pouvoir, sur des figures d’hommes politiques. Il y en a eu plein dernièrement : Pater, La Conquête, Les Marches du pouvoir. Mais le film avec lequel L’Exercice de l’Éat a le plus à voir, c’est The Social Network. [...]

Tomboy (C. Sciamma)

C’est sans doute ma broncho-pneumonie saisonnière, mais je n’ai pas vraiment trouvé ce film juste, touchant, ou convaincant, pour reprendre les qualificatifs que l’on se doit de psalmodier chaque fois qu’on nous sort un film sur l’enfance réunissant tous les clichés attendus du genre. [...]

I Wish (H. Kore-Eda)

Le goût du karukan peut tenir lieu d’art poétique : du karukan, il est dit que son goût est d’abord « vague et incertain », mais « suave » après coup. C’est une « fadeur » qui se révèle « saveur » dans la durée seulement – mais cette saveur ne se révèle pas à tous également [...]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>